Angel-A
(sortie le 21 décembre), France, de Luc Besson, avec Jamel Debbouze, Rie Rassmussen, Gilbert Melki...
André, français devenu américain mais revenu en France, se retrouve submergé par l'argent qu'il doit à tout Paris. Alors qu'il est au bord du gouffre, il s'apprête à sauter d'un pont, jusqu'au moment où une belle jeune femme saute avant lui. Il se jette donc pour la sauver et finit par se retrouver en compagnie d'Angela, un ange tombé du ciel prête à le suivre et exaucer ses voeux.
Un retour très attendu de Luc Besson pour une comédie romantique originale, dans l'ensemble drôle et pleine de sensiblité, et filmée en noir et blanc. En effet, on y retrouve de belle images avec un esthétiques propre (à prendre au sens propre comme au figuré) jouant sur les contrastes dans un Paris, filmé magnifiquement mettant en valeur la ville et son espace. Pourtant, cette histoire au départ assez classique, mélange les scènes de bagarres à celle d'émotion, créant un rythme assez particulier presque dérangeant. Ceci est notamment marqué par la présence de l'Ange (Rie Rassmussen), à l'apparence douce mais allumeuse, à l'accent brute et au jeu semblant faux. Bref Besson crée ici ses propres règles pour se dévoiler, mais à force de trop se chercher, on le perd. Dommage, car on attendait mieux.
Jamel Debbouze confirme dans ce film son rôle d'acteur en sachant jouer sur toutes les gammes d'émotions, véritable attraction de ce film.
Pour le tournage d'Angel-A, Luc Besson n'a pu être dérangé par les journalistes, puisque tous ceux-ci s'étaitent précipités sur celui de Da Vinci Code de Ron Howard, aussi tourné à Paris. |